Miles Midnight et l'Ame dans le Bocal - Episode 8
Episode 8 : Fast forward !
Vient un moment dans
toutes les histoires où l'action et l'intérêt retombent. Cette
technique a été mise au point depuis des millénaires afin de créer
un manque juste avant une conclusion épique. Un parfait exemple de
cela est visible dans les différentes saisons de Buffy contre les
Vampires où l'épisode précédant le season finale était toujours
« un cran au dessus ».
La première saison de
Miles Midnight approchant de son terme, nous voilà arrivés à cet
épisode ponctué de passages un peu inintéressants, mais néanmoins
nécessaire au dénouement de l'intrigue. Afin de ne pas vous ennuyer
et de vous permettre de suivre cette aventure dans son intégralité,
j'ai donc décidé de passer en accéléré certains passages du
texte - un peu comme quand on regarde un film d'entertainment pour
adultes – et de ne conserver que les passages les plus importants.
Bonne lecture.
L'estimé auteur
Comment je m'étais
retrouvé affublé d'un uniforme et d'une casquette de la société
Spring Flowers ? Ce n'est sans doute pas la meilleure partie de
l'histoire mais je me dois de la raconter quand même.
GeorgiaavaitdécouvertqueSpringFlowerss'occuppaitdumariageMurrel.Unevisitenocturnedeleursbureauxm'avaitpermisdemettrelamainsurununiforme,derécupérerl'adresseoùavaitlieulacérémonieetd'emprunterunecamionettedelivraisons.Jedevaisaussim'assurerquepersonnenedébarqueraitpendantmoninfiltrationaurisquedefoutreenl'aircequej'avaisentrepris...
Je dois avouer que je
suis plutôt fier de ma trouvaille. J'avais placé les locaux de
Spring Flowers sous un sort d'amnésie très précis. Quiconque se
tenait à l'intérieur des locaux ne se souviendrait pas du mariage
et rien ne pourrait être fait pour le leur rappeler. Mettez leur un
bon de commande sous le nez, ils ne le verront pas. Passez leur un
coup de téléphone pou parler de la décoration, vos paroles
seraient perçues comme un charabia inintelligible. Le plus drôle,
c'est – qu'une fois sorti de la boutique – les fleuristes se
souviendront de tout et s'empresseront de retourner pour gérer
l'affaire... et retour à la case « amnésie ». Je
déteste me vanter, mais c'est un coup de maître. Croyez-en un
expert.
Le moins qu'on pouvait
dire c'est que les Murrel avaient vu les choses en grand, y compris
au niveau de la sécurité. Ce pastiche de cérémonie devait avoir
lieu au dernier étage de la tour de Murrel Communications and
Entertainment. Les invités étaient déposés sur le toit par une
flotte d'hélicoptères et plus d'une centaine d'agents de sécurités
arpentaient les soixante-dix étages du building, tazers à la main.
Les serveurs, musiciens, personnels de cuisine et agents d'entretien
avaient été triés sur le volet. Même le type que je remplaçais
avait du fournir un extrait de casier judiciaire avant d'être
autorisé à s'occuper de la livraison. Par chance, j'avais jeté un
sort de confiance totale sur sa casquette et personne ne saurait qui
j'étais à moins de m'avoir déjà vu. Il
était légèrement gratifiant de penser que j'étais la raison
derrière tout cet impressionnant dispositif... ou alors c'était à
cause des paparazzis.
J'avaispassédeuxheuresàdéchargerlacamionnettevoléepourensuitechargerl'ascenseurdeservice,ledéchargeràsontouretporterunecinquantainedebouquetsetdeplantesenpotsdansunesalletransforméeenchapellepourl'occasion.J'avaisvidélesstocksdeGeorgiaenpromettantdelarembourser,cequejeparviendraissimonplanréussissait.
L'arrangement
floral est tout un art à ce qu'il paraît et je suis loin d'être ce
genre d'artiste. Par contre, j'excelle dans les formes d'écritures
anciennes et dans la connaissance des vertus mystiques des plantes.
Chaque bouquet contenait au moins une iris, une achillée et un
morceau d'écorce d'orme. Ces trois plantes avaient une affinité
particulière avec les sortilèges que j'avais l'intention de jeter
plus tard dans la journée. J'avais aussi pris la peine de disposer
les compositions de manière à former Raidho la rune du Voyage. Je
ne savais pas ce que ça donnerait mais quand vous aurez pratiqué la
magie depuis aussi longtemps que moi, vous saurez qu'il ne faut
jamais résister à vos intuitions.
Je
venais de finir la partie végétale du boulot et prenait l'ascenseur
pour récupérer quelques dernières bricoles.
- Attendez !
Retenez l'ascenseur ! s'exclama une voix.
Quelqu'un
courrait vers moi. J'enfonçais ma casquette sur ma tête alors
qu'une main de la taille d'une poèle à frire retenait les portes et
qu'un être mi-homme mi-bête, mais plus mi-bête que mi-homme
entrait dans la cabine. Sans me prêter attention, le garde du corps
de Murrel, appuya sur le bouton du rez-de-chaussée.
La
petite fille en moi se remit à sangloter.
Libellés : Miles Midnight, Saison 1



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