mardi 5 août 2014

Miles Midnight et l'Ame dans le Bocal - Episode 8


Episode 8 : Fast forward !
Vient un moment dans toutes les histoires où l'action et l'intérêt retombent. Cette technique a été mise au point depuis des millénaires afin de créer un manque juste avant une conclusion épique. Un parfait exemple de cela est visible dans les différentes saisons de Buffy contre les Vampires où l'épisode précédant le season finale était toujours « un cran au dessus ».

La première saison de Miles Midnight approchant de son terme, nous voilà arrivés à cet épisode ponctué de passages un peu inintéressants, mais néanmoins nécessaire au dénouement de l'intrigue. Afin de ne pas vous ennuyer et de vous permettre de suivre cette aventure dans son intégralité, j'ai donc décidé de passer en accéléré certains passages du texte - un peu comme quand on regarde un film d'entertainment pour adultes – et de ne conserver que les passages les plus importants.

Bonne lecture.

L'estimé auteur


- Je viens livrer les fleurs !

Comment je m'étais retrouvé affublé d'un uniforme et d'une casquette de la société Spring Flowers ? Ce n'est sans doute pas la meilleure partie de l'histoire mais je me dois de la raconter quand même.
GeorgiaavaitdécouvertqueSpringFlowerss'occuppaitdumariageMurrel.Unevisitenocturnedeleursbureauxm'avaitpermisdemettrelamainsurununiforme,derécupérerl'adresseoùavaitlieulacérémonieetd'emprunterunecamionettedelivraisons.Jedevaisaussim'assurerquepersonnenedébarqueraitpendantmoninfiltrationaurisquedefoutreenl'aircequej'avaisentrepris...
Je dois avouer que je suis plutôt fier de ma trouvaille. J'avais placé les locaux de Spring Flowers sous un sort d'amnésie très précis. Quiconque se tenait à l'intérieur des locaux ne se souviendrait pas du mariage et rien ne pourrait être fait pour le leur rappeler. Mettez leur un bon de commande sous le nez, ils ne le verront pas. Passez leur un coup de téléphone pou parler de la décoration, vos paroles seraient perçues comme un charabia inintelligible. Le plus drôle, c'est – qu'une fois sorti de la boutique – les fleuristes se souviendront de tout et s'empresseront de retourner pour gérer l'affaire... et retour à la case « amnésie ». Je déteste me vanter, mais c'est un coup de maître. Croyez-en un expert.
Le moins qu'on pouvait dire c'est que les Murrel avaient vu les choses en grand, y compris au niveau de la sécurité. Ce pastiche de cérémonie devait avoir lieu au dernier étage de la tour de Murrel Communications and Entertainment. Les invités étaient déposés sur le toit par une flotte d'hélicoptères et plus d'une centaine d'agents de sécurités arpentaient les soixante-dix étages du building, tazers à la main. Les serveurs, musiciens, personnels de cuisine et agents d'entretien avaient été triés sur le volet. Même le type que je remplaçais avait du fournir un extrait de casier judiciaire avant d'être autorisé à s'occuper de la livraison. Par chance, j'avais jeté un sort de confiance totale sur sa casquette et personne ne saurait qui j'étais à moins de m'avoir déjà vu. Il était légèrement gratifiant de penser que j'étais la raison derrière tout cet impressionnant dispositif... ou alors c'était à cause des paparazzis.
J'avaispassédeuxheuresàdéchargerlacamionnettevoléepourensuitechargerl'ascenseurdeservice,ledéchargeràsontouretporterunecinquantainedebouquetsetdeplantesenpotsdansunesalletransforméeenchapellepourl'occasion.J'avaisvidélesstocksdeGeorgiaenpromettantdelarembourser,cequejeparviendraissimonplanréussissait.
L'arrangement floral est tout un art à ce qu'il paraît et je suis loin d'être ce genre d'artiste. Par contre, j'excelle dans les formes d'écritures anciennes et dans la connaissance des vertus mystiques des plantes. Chaque bouquet contenait au moins une iris, une achillée et un morceau d'écorce d'orme. Ces trois plantes avaient une affinité particulière avec les sortilèges que j'avais l'intention de jeter plus tard dans la journée. J'avais aussi pris la peine de disposer les compositions de manière à former Raidho la rune du Voyage. Je ne savais pas ce que ça donnerait mais quand vous aurez pratiqué la
magie depuis aussi longtemps que moi, vous saurez qu'il ne faut jamais résister à vos intuitions.
Je venais de finir la partie végétale du boulot et prenait l'ascenseur pour récupérer quelques dernières bricoles.
- Attendez ! Retenez l'ascenseur ! s'exclama une voix.

Quelqu'un courrait vers moi. J'enfonçais ma casquette sur ma tête alors qu'une main de la taille d'une poèle à frire retenait les portes et qu'un être mi-homme mi-bête, mais plus mi-bête que mi-homme entrait dans la cabine. Sans me prêter attention, le garde du corps de Murrel, appuya sur le bouton du rez-de-chaussée.
La petite fille en moi se remit à sangloter.

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