mercredi 21 mai 2014

Miles Midnight et l'Ame dans le Bocal - Episode 4


Episode 4 : La Fleuriste à la Batte de Base-Ball
Cet épisode vous propose la fonction Previously. Vous pouvez relire certains passages des épisodes précédents en vous refaisant les images mentales qui vont avec. Bonne lecture.
Previously on Miles Midnight, Spell Time Crook
    - Urgh (image de Miles qui tombe sur le sol)
    - Do not try to contact Mr Murrel or any of his relatives. (image du gros bras qui le démolit)
    - Mr. Murrel ! Here's your new body ! (Miles tenant le bocal dans la chambre d'hôpital)
    - Time to bring the dead back to life. (la même chose qu'avant... ou un gros plan sur notre héros, l'air décidé)
And now, in today's episode.
- C'est pour offrir ? demanda Georgia.
- Ou... Oui, bafouilla l'homme adipeux.
- D'accord... Vous voulez que j'y ajoute une carte ?
- Hin hin, couina l'individu dont le crâne chauve luisait de sueur.
- Très bien... Et comment l'heureuse élue ?
- Je... Je ne sais pas, marmonna le type louche. C'est une jeune femme que je suis depuis un mois. Vous... Elle est si belle.
Le pervers était à deux doigts de retirer son trench-coat modèle « sortie des écoles » et il y avait fort à parier qu'il ne portait rien dessous. Georgia réagit avec le calme d'une contrôleuse aérienne. Elle se pencha légèrement (ce qui fit grogner son client de plaisir) et saisit la batte de base-ball qui était sous le comptoir. Le type déglutit avec difficulté en émettant un ululement plaintif et dubitatif. Il n'avait pas l'air de savoir comment prendre ce geste. Heureusement que la jeune fleuriste était pédagogue et prit la peine de lui expliquer.

- Alors... Si tu te barres pas, mais genre tout de suite, je te promets que je fais un home-run avec ton service trois pièces. Capisce ?
L'exhibitionniste chuchota quelque chose comme « Je repasserai » avant de s'enfuir en courant. Cette situation aurait mis pas mal de femmes mal à l'aise, mais Georgia n'était pas comme la plupart des femmes. Les grosses fesses de son admirateur secret n'avait pas encore déguerpi de sa boutique, mais elle riait déjà aux éclats. Elle était de bonne humeur. Ça pouvait faciliter les choses.
Je sortais de ma planque, derrière une rangée de yuccas. Je devais pas être beau à voir vu qu'aucun taxi n'avait accepté de me prendre. J'avais repris connaissance une heure plus tôt dans la ruelle. Le gros bras de Murrel avait disparu mais chacun de mes mouvements me rappelaient notre rencontre. Je crois que même mes ecchymoses avaient des ecchymoses. J'avais essayé de fumer une cigarette pour m'éclaircir les idées, mais elle m'avait fait gerber. Me traîner jusqu'ici avait eu de mes dernières forces. Remarquez, j'aurais pu aller à l'hôpital... il était plus près. J'y aurais sans doute eu droit à moins de questions, mais j'aurais été obligé d'y répondre. Non... J'avais pris la bonne décision.
J'avais pas fait trois pas en dehors de ma cachette qu'elle me vit. Son visage pâlit. Ses yeux s’écarquillèrent. Sa main tremblante se porta devant sa bouche.
- Miles !
Au moins, j'étais pas amoché au point d'être méconnaissable. C'était le bon moment pour placer une vanne.
- Hey Georgia ! Tu aurais des violettes ? Je cherche quelque chose qui suivent avec la couleur de mes côtes.
Cela aurait été très drôle si je n'avais pas eu du sang sur le visage, plus de bosses et de plaies que je n'avais de peau et du vomi sur les pompes (je vous ai parlé de la tentative de cigarette?).
- Non. Pas de violettes en ce moment. Par contre, je fais une promotion sur les chrysanthèmes. Ça pourrait t'être utile.
Cela aurait très drôle si elle n'avait pas été en train de pleurer.
- Et des racines de pissenlit ? dis-je avant de m'effondrer.
Cela aurait été très drôle si le sol n'avait pas été si dur.
Promis, c'est la dernière fois que je m'évanouis dans cette histoire.

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